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My Mistress – un film BDSM trop sage

My Mistress

My Mistress raconte la romance entre un jeune garçon et une dominatrice. Réalisé par Stephen Lance, le film a été présenté pour la première fois au Festival international du film de Melbourne en 2014. Malgré les détails esthétiques et l’histoire certes clichée mais non moins romantique, le climax, comme une vieille romance pour ados, n’est malheureusement jamais atteint.

My Mistress – une histoire d’amour

Charlie Boyd (interprété par Harrison Gilbertson) est un jeune garçon solitaire de 16 ans. Il aime passer son temps libre à fumer des cigarettes dans une aire de jeux pour enfants. Un jour lorsqu’il rentre chez lui, il découvre le corps de son père pendu dans le garage, tandis que sa mère organise une fête dans le salon familial. L’ambiance déprimante est posée ! Pour guérir son chagrin et sa colère, Charlie se plonge alors dans une relation dangereuse avec sa nouvelle voisine Maggie (interprétée par Emmanuelle Béart). Cette dernière est une dominatrice française qui a emménagé dans une magnifique demeure. Charlie devient complètement obsédé par elle et met tout en œuvre pour devenir son amant et soumis.

My mistress

L’intrigue assez classique m’a rappelé un excellent livre que je vous recommande chaudement de lire, si ce n’est pas déjà le cas : Histoire de Vivant Lanon de Marc Cholodenko. L’auteur français raconte là aussi comment un jeune homme adolescent tombe amoureux de sa voisine dont il surprend les jeux érotiques et bdsm. Mais si My Mistress m’a donné envie de replonger dans l’histoire ultra érotique de ce roman, le film australien bien qu’artistiquement très soigné est loin d’avoir la même saveur !

Un film à l’esthétisme lubrifié

D’un point de vue artistique, le film est beau. La garde-robe d’Emmanuelle Béart est splendide. Le costumier australien Angus Strathie a fait un travail magnifique tant sur le choix des tenues, leur ajustement mais aussi sur la pose. En effet il n’a pas choisi n’importe quels créateurs. Louboutin ou encore Atsuko Kudo habillent Emmanuelle Béart. Et en plus les vêtements lui vont bien ! Qui plu est le latex est parfaitement lubrifié. On n’aperçoit aucune trace de doigt, ni pli sur la combinaison latex. Et il faut ajouter que tout fétichiste qui se respecte appréciera ce soin apporté…

Louboutin

Le réalisateur a également créé ses ambiances avec attention, en choisissant les éléments de décor pour leur valeur symbolique. Par exemple, tout le long du film la maison d’Emmanuelle Beart reste vide. Seul son donjon et la chambre de son fils sont décorés et colorés.

Un film sans saveur

Mais l’esthétisme ne fait pas tout !

Certes j’ai apprécié l’ambiance et les tenues. Toutefois je n’ai pas supporté les changements brusques d’une scène à l’autre. Bien souvent, j’ai eu la sensation que le réalisateur a dû couper de nombreuses scènes au montage. Le film devait certainement durer 104 minutes et pas une de plus ! Du coup, à plusieurs reprises on se retrouve déboussolé par la chronologie des évènements.

My mistress ne révolutionnera certainement pas votre vision du couple. Si le film démarre par l’histoire dramatique de Charlie, très rapidement on découvre celle de Maggie non moins déprimante. Et on comprends aussitôt que l’un cherche à remplacer une mère absente dans son rôle de responsable. Et l’autre souhaite retrouver l’enfant perdu. Malheureusement ce choix de scénario est assez facile et cliché.

Les scènes BDSM… parlons-en ! Je suis restée assez dubitative sur le jeu d’acteur d’Emmanuelle Béart. Certes l’actrice française endosse parfaitement son rôle de dominatrice. Mais elle surjoue certaines scènes, notamment les punitions qu’elle fait subir à ses soumis. De plus, les moments intimes entre les deux protagonistes sont souvent écourtés sans trop d’explication. On reste donc trop souvent sur notre faim.

Pour conclure, Stephen Lance nous livre un beau film mais qui manque d’authenticité. Le montage brut, les scènes surjouées, l’absence d’érotisme et la psychologie de comptoir rendent le film ennuyeux et peu crédible.

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