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Interview avec Andy’s Dames, illustrateur érotique

Andy's Dames

Connaissez-vous les Andy’s Dames ? Tina, Mona, Kelli, Maisey, Sasha, Anya, Millie, Kelsie, Sophie et Dee… Ce sont de magnifiques pinups aux grands yeux, petit nez retroussé et de belles formes. Mais ne vous fiez pas à leur regard attendrissant, elles sont toutes plus kinky les unes que les autres ! Et grâce aux coups de crayons du talentueux Andy, leurs fantasmes prennent vie.

C’est grâce à Twitter que nous avons découvert Andy et ses fantastiques dessins ! Nous sommes très vite tombés sous le charme de ces Dames toutes plus belles les unes que les autres. Basé à Kent dans l’État de Washington aux États-Unis, Andy est illustrateur autodidacte et a réalisé un rêve d’ado : vivre de ses dessins ! Nous voulions en savoir plus sur cet artiste incroyable et ses Dames. Andy a donc gentiment répondu à nos questions…

Si vous souhaitez suivre les créations de Andy, vous pouvez le retrouver sur son site web ou les réseaux sociaux comme Twitter, Fetlife ou encore Patreon. Et pour acheter ses dessins, vous pouvez vous rendre sur sa boutique en ligne.

Bonjour Andy. Tu es illustrateur autodidacte. Comment t’es-tu lancé dans le dessin, et en particulier les dessins des Andy’s dames ?

J’ai commencé à dessiner à l’adolescence, je voulais travailler dans la bande dessinée ou les jeux. Mais comme beaucoup de personnes, j’ai abandonné l’idée dès que j’ai commencé à gagner ma vie. J’ai travaillé dans l’automobile, au début je vendais des pièces détachées, ensuite j’ai fini par ouvrir mon propre garage. Puis quand la crise de 2008 est arrivée, j’ai perdu mon commerce et j’ai du tout recommencer à zéro. J’ai obtenu un autre travail dans la vente de pièces auto, et je me suis remis à dessiner les soirs pour arrondir les fins de mois afin de payer les factures. Ma femme et moi nous avons essayé plein de petits jobs pendant cette période, comme la vente de voitures d’occasion, de livres d’occasion et l’impression de t-shirts. Nous étions si pauvres à ce moment-là. Et l’avantage de dessiner les Dames était que cela demandait était qu’une page blanche et beaucoup d’effort. Les tout premiers dessins que j’ai faits étaient sur du papier d’imprimante classique ! Certains se vendaient à 7$ et d’autres ne se sont jamais vendus. Mais au bout de cinq ans, j’avais bâti ma nouvelle entreprise et j’ai du quitter l’automobile afin de pouvoir dessiner à plein temps. Ça aurait pu être pire !

Les Andy’s Dames sont toutes des femmes voluptueuses avec de long cheveux, des gros seins, de grands yeux… Est-ce le type de corps que tu trouves excitant, ou dessines-tu ce qui plait au public ?

C’est totalement pour plaire au public. C’est très difficile de les rendre vraiment jolies, donc je compte sur ces aspects pour continuer à intéresser les gens. Si je pouvais, je les ferais plus classiques, et vraiment belles à part entière sans avoir besoin d’exagérer les traits, mais je n’ai pas les compétences pour. C’est un de mes objectifs, mais je ne sais pas si j’y parviendrais un jour.

Chaque Andy’s dame a sa propre histoire. T’es-tu inspiré de personnes réelles pour créer ces personnages. Ou sont elles le fruit de ton imagination ?

Il n’y a rien qui provienne de vraies personnes. Elles ont toutes évolué elles-mêmes, à leur manière, au fil du temps. Dès les premiers jours, j’ai dessiné des personnages aléatoires. J’avais besoin de payer les factures, donc si je dessinais une fille qui se vendait, j’allais à coup sûr la dessiner encore, et si elle se revendait, je la redessinais encore et encore. Après un certain temps, j’ai commencé à les relier entre elles.

Quelle est ta Andy’s dame préférée ?

Maisey est ma préférée. On plaisante souvent sur le fait que si cela tenait qu’à moi, chaque dessin illustrerait Maisey en lingerie et bondage soft romantique, mais je finirais fauché.

Qui sont tes plus grandes influences (artistes, films, modèles…) ?

C’est une question difficile. Adolescent c’était des artistes japonais comme Masamune Shirow et Kenichi Sonoda. Plus tard, je me suis orienté plus vers les Disney et les comics pour trouver l’inspiration. Il y a tellement d’artistes dont j’aime les œuvres, cela va de Glen Keane à Terry Moore qui fait du beau travail. Mais je ne semble pas être capable de produire quoique ce soit de comparable à ce qu’ils font. Ces derniers temps, une de mes bandes dessinées préférées est « Sky Doll » de Alessandro Barbucci et Barbara Canepa. J’essaie aussi d’étudier le travail de jeunes femmes talentueuses qui sont devenues très connues, comme Loish et Cyarine qui semble être capable de créer de magnifiques images sans se soucier de détails techniques. Elles semblent avoir une vision globale de la beauté que j’aimerais apprendre à voir également. Mais encore une fois c’est difficile pour moi de réapprendre à mon cerveau à penser de cette manière au lieu de s’attacher à l’anatomie et aux proportions. Plus je m’acharne sur les petits détails, plus mon travail se dégrade.

Dessiner les Andy’s dames est-ce un hobby pour toi ou un moyen de gagner ta vie ?

Les Dames sont nées par nécessité financière. Elles ont été créées à l’origine pour combler un trou dans mon budget, et à présent elles payent toutes mes factures.

Tu vends tes illustrations sur Internet. Fais-tu également des dessins personnalisés ?

Pas ces jours-ci. J’ai réalisé des dessins personnalisés pour des personnes géniales, mais en ce moment je n’ai juste pas le temps. Les commandes personnalisées fonctionnent très bien pour beaucoup d’artistes, mais en ce moment ce n’est pas ce qui me convient.

Raconte-nous comment un dessin prend forme. As-tu un rituel particulier ? Quelles méthodes utilises-tu : acrylique, encres, marqueurs, palette graphique ?

Je suis un processus, et je ferai peut-être un tutoriel un jour. En général, je commence par dessiner un croquis sur un quart de feuille. Ensuite je le projette sur un morceau de papier bristol pour finir les crayonnés, et je l’encre aux feutres Micron. Puis je fais le rendu aux marqueurs. Enfin, j’applique une feuille de film plastique sur l’image, j’en découpe des parties au cutter, et j’applique plus de tons avec un « marker airbrush« . C’est de là que proviennent beaucoup de textures et dégradés doux. Parfois je peins à l’acrylique, mais pas beaucoup ces derniers temps car la vie a changé et j’ai moins de temps pour faire des expérimentations.

Shibari, pony play, BDSM, fessées, petgirl… Explores-tu tes propres fantasmes ? Y a-t-il d’autres fantasmes inexplorés que tu aimerais dessiner ?

Bien que j’ai toujours eu un attrait pour toutes ces choses, ma préférence va pour les jeux de « bondage en chambre » modérés avec des cordes, du cuir ou du satin, avec de temps en temps quelques fessées ou coups de tapette. Mon épouse et moi nous apprécions ce genre de choses depuis plusieurs années. En ce qui concerne les Dames, explorer de nouvelles idées consiste principalement à garder l’attrait du public. Chaque jour je m’acharne à trouver de nouvelles idées, mais pas trop pointues afin d’éviter que mes dessins deviennent difficiles à vendre. Dites-moi ce que vous aimez, et peut-être que je le dessinerais.

Andy's Dames

Aurons-nous la chance de voir les Andy’s Dames prendre vie en BD ou dans un livre illustré ?

Je travaille actuellement sur une série de BD courtes pour les Dames, mais c’est pour le moment à un stade très précoce, donc je ne peux pas garantir si cela sortira sur le marché. Le projet est de produire une série de neuf « magazines », chacun aurait huit pages de BD et environ une vingtaine de pages de pinups que j’ai déjà réalisée mais toutes colorisées.

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